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	<title>Fran&#231;ois Daireaux</title>
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	<description>Cin&#233;aste, photographe et artiste plasticien</description>
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		<title>Fran&#231;ois Daireaux</title>
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		<title>Los sue&#241;os de Daireaux </title>
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		<dc:date>2012-04-06T16:03:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Daireaux</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Film couleur, 55', VOSTF&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://francoisdaireaux.fr/-Trafic-de-Legendes-" rel="directory"&gt;Trafic de L&#233;gendes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://francoisdaireaux.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton387-b2be9.jpg?1774402557' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Premier mouvement de l'exposition &lt;strong&gt;&#034;Les Nouveaux Mondes et les Anciens&#034;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&#034;Trafic de l&#233;gendes&#034;&lt;/strong&gt; parle de la persistance des images, de la mani&#232;re dont elles viennent coloniser le pr&#233;sent. Frayant leur chemin au coeur d'archives anonymes, les artistes de ce premier mouvement recomposent des biographies improbables,de nouvelles fables, cousines monstrueuses des mythes anciens, jaillissant sans &#233;gard des profondeurs de l'inconscient.&lt;br class='manualbr' /&gt;Avec Vincent Chevillon / Fran&#231;ois Daireaux / Jean Charles Hue / Catherine Poncin / Alex Poux / Penny Siopis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette occasion Fran&#231;ois Daireaux a pr&#233;sent&#233; son film &#034;Los sue&#241;os de Daireaux &#034; en premi&#232;re europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/82735669?h=3c69d53a79&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Daireaux's Dreams (extract)&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Voir un extrait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Los sue&#241;os de Daireaux &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Film couleur, 55', VOSTF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image / Montage : Fran&#231;ois Daireaux&lt;br class='manualbr' /&gt;Son : Suzanne Durand - Fran&#231;ois Daireaux&lt;br class='manualbr' /&gt;Voix off : Enrique Parma&lt;br class='manualbr' /&gt;Coproduction : Khiasma - Fran&#231;ois Daireaux&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Durant l'&#233;t&#233; 2010, Fran&#231;ois Daireaux quitte la France pour d&#233;couvrir et faire l'exp&#233;rience de la ville de &lt;i&gt;Daireaux&lt;/i&gt; en Argentine. Pendant de longues journ&#233;es il marche dans &lt;i&gt;Daireaux&lt;/i&gt; pour filmer la ville qui porte son nom. Pendant ses nuits &#224; l'hotel &lt;i&gt;Daireaux&lt;/i&gt;, il fait de nombreux r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En el verano del 2010, Fran&#231;ois Daireaux viaja a la Argentina para descubrir la ciudad de Daireaux. Durante esos d&#237;as, recorre y filma la ciudad que lleva su nombre. Por la noche y en el hotel Daireaux, lo visitan sus sue&#241;os.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;lire l'entretien de Olivier Marboeuf avec Fran&#231;ois Daireaux&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entretien de Olivier Marboeuf avec &lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;ois Daireaux&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;autour de son film &lt;i&gt;Los Sue&#241;os de Daireaux&lt;/i&gt; pr&#233;sent&#233; dans le cadre de &lt;i&gt;Trafic de L&#233;gendes&lt;/i&gt;, premier mouvement de l'exposition &lt;i&gt;Les Nouveaux Mondes et Les Anciens.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;OM : Comment as-tu d&#233;but&#233; ce projet sur la ville de Daireaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FD : Il y a d'abord une petite image. C'est &#224; partir de cette image que j'ai commenc&#233; &#224; projeter des choses. C'est toujours comme &#231;a que je fais. Dans mon processus de travail, il y a toujours un &#233;l&#233;ment d&#233;clencheur. Quand c'est de la sculpture, cela peut &#234;tre un morceau de quelque chose, pour mon travail visuel, cela va &#234;tre, par exemple, une petite image qui va rester dans mon atelier. J'ai trouv&#233; celle-ci sur internet. Une rumeur circulait dans ma famille qui disait qu'il y avait des &#238;les en Am&#233;rique du Sud qui portaient notre nom. &lt;br class='manualbr' /&gt;&#192; un moment donn&#233;, je me suis dit que j'allais quand m&#234;me essayer de voir de quoi il s'agissait. En fait, il ne s'agissait pas d'&#238;les mais d'une ville qui s'appelle Daireaux et qui est situ&#233;e dans le sud de la Pampa, au milieu de la province de Buenos Aires. Sur ce site Internet, il y a vraiment une image qui a retenu mon attention. &lt;br class='manualbr' /&gt;Dessus, il y a un homme de dos qui marche dans la neige avec &#224; c&#244;t&#233; de lui mon nom &#233;crit en grandes lettres sur un panneau. Alors je me suis dit que cet homme qui marchait, c'&#233;tait moi. C'est une image en noir et blanc, une image qui ressemble &#224; une archive, &#224; un r&#234;ve. _ Il s'agissait pour moi de la coloriser. Deux ans apr&#232;s, je d&#233;cide de faire le voyage sans avoir &#233;crit quoi que ce soit, sans projet pr&#233;cis. C'est aussi de cette fa&#231;on que je travaille. Ce qui m'int&#233;resse c'est de faire des exp&#233;riences. L&#224;, il fallait aller en Am&#233;rique du Sud et je n'y &#233;tais jamais all&#233;. Habituellement je travaille beaucoup en Asie, en Afrique du Nord.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis donc parti l&#224;-bas. Au d&#233;part, je me suis quand m&#234;me fait inviter par la municipalit&#233; de Daireaux. On me loge dans le seul h&#244;tel de la ville. J'arrive, j'ai une chambre retenue dans cet h&#244;tel qui s'appelle Daireaux, je m'essuie les pieds sur un paillasson sur lequel est &#233;crit Daireaux. J'ouvre l'armoire et je vois un cintre o&#249; est &#233;crit en grandes typographies noires, Daireaux tout simplement.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai alors commenc&#233; &#224; marcher dans la ville comme je le fais sur d'autres territoires, sans but pr&#233;cis. Ce qui est assez particulier dans cette ville, c'est que le nom appara&#238;t sur toutes sortes de supports. J'ai rencontr&#233; pas mal de gens aussi &#224; cause de mon nom. Pour eux cela signifiait que j'appartenais &#224; la famille qui avait fond&#233; cette ville. Donc je suis invit&#233;, j'ai le droit de prendre des petits avions, puisqu'il y a deux petits a&#233;roports. &lt;br class='manualbr' /&gt;Je survole la ville. Je commence &#224; un moment donn&#233; &#224; vraiment y croire, &#224; entrer moi-m&#234;me dans une fiction. La premi&#232;re chose que j'ai fait en arrivant est de retourner sur le quai de la gare, qui est juste en face de l'h&#244;tel Daireaux. C'est ce quai qu'on voit sur la petite photo noir et blanc que j'avais d&#233;couverte deux ans auparavant. C'est l&#224; o&#249; j'ai commenc&#233; &#224; filmer. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il faut bien le dire, c'est une ville absolument ennuyeuse. On pourrait d'ailleurs tr&#232;s bien ne pas &#234;tre en Argentine. Au niveau de l'architecture, on pourrait se trouver au sud de la France, il y a des platanes, des petites places. Il y a un quartier qui s'appelle l'Aveyron. C'est &#231;a aussi qui m'int&#233;ressait, ces lieux qui pourraient &#234;tre partout.&lt;br class='manualbr' /&gt;Los sue&#241;os de Daireaux m'a &#233;videmment renvoy&#233; &#224; la question de l'identit&#233;, de la famille aussi. Des choses dont le sens m'&#233;chappe un peu. Une forme de proximit&#233; un peu particuli&#232;re. &#192; la fois, quand je vais en Chine, en Inde ou en Afrique du Nord, j'ai l'impression que ce que je capte du r&#233;el, ce sont de toute fa&#231;on des parties de moi-m&#234;me. Quand je suis dans des villes en Chine, je ne m'int&#233;resse pas tant &#224; comprendre la langue, je capte des choses qui sont le miroir de ce que j'ai en moi. Du coup, il se cr&#233;e des connexions entre les choses film&#233;es en Bolivie, en Inde ou &#224; Daireaux. Je me sens incapable de filmer autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trouver Daireaux au bout du monde pour moi, c'est aussi la trace d'un cycle de colonisation : un nom est d&#233;pos&#233; pour prendre possession d'une terre mais il revient ensuite hanter son propri&#233;taire. Car le nom s'est d&#233;velopp&#233; de fa&#231;on autonome, il est devenu une cr&#233;ature &#233;trang&#232;re. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il y a une histoire de retour des vies ant&#233;rieures. Ce coin de l'Argentine est un territoire o&#249;, plus que tout autre lieu dans le monde, on trouve vraiment toutes les nationalit&#233;s. On peut aller dans des villages qui sont compl&#232;tement ukrainiens ou m&#234;me trouver des petites villes avec un c&#244;t&#233; assez bavarois ou m&#234;me japonais. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une chose qui me fascine et qui a un fort &#233;cho en moi. Ce sentiment d'&#234;tre moi-m&#234;me compos&#233; de morceaux, peut &#234;tre les r&#233;v&#233;lateurs de vies pass&#233;es o&#249; j'&#233;tais dans le corps d'un arabe, d'un chinois. Je suis assez port&#233; sur ce genre de consid&#233;rations. C'est aussi la base de ma connexion avec l'autre, m&#234;me quand je suis dans des contr&#233;es tr&#232;s lointaines, quelque chose qui passe par le corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour la premi&#232;re fois, tu introduis dans tes films de la voix, une voix sans corps, une deuxi&#232;me voix qui raconte des choses de ton intimit&#233; mais en espagnol, une voix personnelle donc, mais autre &#224; la fois.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon travail joue beaucoup avec le hasard ; saisir des choses au passage, les assembler de mani&#232;re intuitive. Cette voix, c'est la voix d'un psychanalyste argentin. Cette histoire commence &#224; Paris, dans le noir. Ce psychanalyste, je l'ai rencontr&#233; par hasard lors de la projection d'un de mes films. Il s'est approch&#233; de moi et m'a demand&#233; si je connaissais la ville de Daireaux en Argentine. C'&#233;tait quinze jours avant de partir. C'est un peu un hasard borg&#233;sien. Il m'a dit que lorsqu'il avait vu ce nom, &#231;a lui avait rappel&#233; des souvenirs d'enfance car sa famille connaissait bien la famille Daireaux en Argentine. Voil&#224; pour l'&#233;trange co&#239;ncidence. Ce projet de film a un c&#244;t&#233; compl&#232;tement labyrinthique et, en m&#234;me temps, une forme d'&#233;vidence. Je me dis toujours, quand je pars marcher quelque part, que c'est dans la marche que je vais trouver la r&#233;ponse comme un chemin invisible dans un labyrinthe. &#192; un moment donn&#233;, j'aurais la r&#233;ponse &#224; La Paz de quelque chose que me pr&#233;occupait &#224; Firozabad. Ce sont ces connexions qui jouent le r&#244;le de r&#233;v&#233;lateur. C'est aussi une nouvelle fa&#231;on de regarder le monde aujourd'hui, un nouveau r&#233;gime sensible. On sort d'une certaine histoire pour entrer dans une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand as-tu d&#233;cid&#233; pr&#233;cis&#233;ment d'ajouter une voix au film, chose que tu ne fais jamais d'habitude ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai fini un premier montage qui &#233;tait tr&#232;s contemplatif, assez myst&#233;rieux. Il y avait un c&#244;t&#233; vide, quelque chose qui parlait de l'ennui. Parce que pour moi, mon nom est aussi reli&#233; &#224; &#231;a : une forme d'ennui, de vide. Mais, &#224; un moment donn&#233;, je me suis dit qu'il manquait quelque chose. Je note mes r&#234;ves au quotidien depuis de nombreuses ann&#233;es. Comme je voyage beaucoup, je me retrouve dans des milliers de chambre d'h&#244;tel et les r&#234;ves sont alors pour moi des moyens de m'ancrer, de ne pas trop me perdre, de me retrouver. C'est peut-&#234;tre pour &#231;a que je les conserve ainsi. &#192; ce moment-l&#224; du travail sur le film, je me suis dit que j'allais ouvrir mon carnet aux pages correspondantes aux nuits que j'avais pass&#233; &#224; l'h&#244;tel Daireaux. &#199;a m'int&#233;ressait car il y avait un d&#233;calage mais aussi &#233;videmment des connexions inattendus avec mon quotidien dans la ville. Pour moi ce n'&#233;tait pas &#233;vident. Les r&#234;ves c'est quand m&#234;me quelque chose d'assez particulier. M&#234;me si en tant qu'artiste on s'expose, l&#224; il s'agit de choses tr&#232;s intimes. C'est assez troublant, d&#233;rangeant, de me dire que les gens vont avoir acc&#232;s &#224; &#231;a dans le film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les r&#234;ves du film parlent beaucoup de famille et d'amis. Comme si d&#233;couvrir ce nom dans ce territoire lointain avait aussi quelque chose d'&#233;tranges retrouvailles. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande souvent ce que je fais &#224; marcher aux quatre coins du monde. J'ai pass&#233; tout une partie de ma vie &#224; marcher comme &#231;a dans des territoires compl&#232;tement perdus sans trop savoir ce que je venais y faire. Et le pire c'est que je continue. Je me dis parfois qu'un jour, je rencontrerai mon double qui sera aussi celui qui me tueras. &#192; un moment donn&#233;, je vais me retrouver face &#224; moi-m&#234;me. Dans ce film, c'&#233;tait aussi une fa&#231;on de jouer avec &#231;a, d'aller &#224; la rencontre de cette figure du double. Tout cet univers de la litt&#233;rature argentine berce &#233;videmment aussi ce travail. Je me suis dit que ce n'&#233;tait quand m&#234;me pas un hasard si l'Argentine est hant&#233;e par des &#233;critures comme celle de Adolfo Bioy Casares ou Borg&#232;s, des formes d'&#233;criture du r&#234;ve. Je suis un joueur. J'aime bien jouer avec toute cette m&#233;moire. J'ai le go&#251;t du jeu et aussi d'une certaine mise en danger. Le film n'est pas tant un film sur ma famille comme tu en parles. C'est plut&#244;t un film existentiel. J'aime beaucoup qu'il soit assez m&#233;lancolique. Je crois d'ailleurs &#234;tre all&#233; dans le pays le plus m&#233;lancolique qui existe. L'image de d&#233;part du film est elle-m&#234;me assez m&#233;lancolique. C'est le quai d'une gare, &#224; la fois un point de d&#233;part et d'arriv&#233;e. Le quai de la gare c'est un lieu paradoxal, &#224; la fois lieu de tous les possibles mais c'est aussi l'expression de la limite, point de questionnement du voyage. Car &#224; chaque fois que j'entreprends de faire un nouveau voyage, puisque c'est l&#224; ma mani&#232;re de travailler, cela me para&#238;t toujours en m&#234;me temps vain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est ce film qui en parle le plus dans ton travail.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, l&#224; on est au summum de ce que je cultive depuis des ann&#233;es, ce sentiment d'&#234;tre un exil&#233;, pas &#224; ma place. Apr&#232;s c'est vrai que ce film est arriv&#233; &#224; un moment de ma vie, de mon parcours, o&#249; je me suis demand&#233; si je devais continuer ou arr&#234;ter de voyager. Il apporte &#224; sa mani&#232;re quelques r&#233;ponses &#224; cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos recueillis par Olivier Marboeuf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; en mars 2012&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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